[Culture série n°4] 3%.


Non, ce n'est pas le pourcentage de ta batterie restante sur ton ordinateur ou ton téléphone mais bien le nom d'une série.


Après The Crown, Netflix remet les bouchées doubles en nous proposant cette fois-ci une série dystopique en une saison (mais une saison 2 à été approuvé).

Dans un Sao Paulo du futur, la société est divisée en deux. Une partie vie sur le continent brésilien et l'autre partie sur "l'Autre Rive". L'accès à cette dernière est uniquement réservé à 3% de la population. Un test est donc organisé chaque année afin de trouver les nouveaux 3% à travers des test physico-psychologique. 

L'actualité des thèmes comme auto-identification.

Pas toujours facile de garder en haleine son téléspectateur dans un univers futuriste. Trop futur, c'est le risque d'une auto-identification impossible, pas assez de futur c'est la perte de l'intérêt d'une série baignant simplement dans une réalité parallèle. Le juste milieu de ce genre d'univers dystopique est donc très risqué. 
Ici, ce juste milieu va s'exercer à travers les thèmes élaborés au sein de la série : l'amour (évidemment), l'amitié, la trahison, et surtout l'introspection quotidienne que subissent les candidats. 
Evidemment, incorporer ces thèmes au sein de l'histoire rend l'identification à la portée de tout téléspectateurs. 
De plus, le principe même de renfermer une partie de la population en un endroit rappelle des éléments historiques.


Le nouveau Hunger Games ? 

La série laisse penser à un Hunger Games moins radical. L'idée d'une sélection de certains individus et de les tester n'est donc pas nouvelle. Mais alors en quoi 3% vient se distinguer par rapport à ce qui a été fait auparavant ? Et bien la réponse tient en la psychologie des candidats. Tout le long du "Processus", c'est leur mental qui est mis à mal H24. Mais de manière tellement subtile qu'il en réside un machiavel qui nous met mal à l'aise au bout d'un certain moment. 
Jamais à aucun moment de cette série je me suis dit "et là moi j'aurai fait ça". Comme si les scénaristes me disaient directement " rien à foutre de ce que tu aurais fait toi, regarde plutôt ce que eux vont faire". A la fois on s'identifie aux différents personnages et à la fois nous oserions, pour rien au monde, changer leurs décisions. 

A la recherche de meilleur être humain.

C'est le point central de la série. Il faut trouver les 3% de la population les plus intelligentes et les meilleurs au sens moral du terme. Mais la morale c'est quoi ? C'est sur cette question que ce termine - à mon sens - la saison 1 de la série. On va pas se le cacher mais évidemment - vous vous en doutez - cette société dystopique aux allures parfaites par en live à la fin. Mais plus spécifiquement, se sont les personnages qui partent en live car au final le "Processus", lui, perdure. 

L'être humain dans cette série ne représente pas grand chose. Il s'agit seulement d'un simple passage humain au sein du Processus qui lui est le véritable phénomène de cette série. 


En bref, regarder cette série me semble essentiel puisque cette dernière donne un souffle nouveau au genre dystopique à la télé (voir même au cinéma). Elle ne vous laissera pas indifférent promis. 





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