Retourner à l'université


Comme vous le savez peut-être déjà, je retourne à l’université à la rentrée prochaine. Et je vous avoue que contre toutes attentes j’ai assez hâte. Non pas que je m’ennuie en ce moment ou autre. Je réalise juste la chance que c’est de pouvoir aller à l’université. Et je comprend désormais ce que nos parents entendent quand ils nous disent que nos années à l’université sont nos plus belles années


J’ai délibérément voulu me jeter dans la vie pour voir ce que c’était. Qu’est-ce que sait de gagner sa vie ? Qu’est-ce que c’est que d’apprendre un métier sur le terrain ? Qu’est-ce que c’est de ne pas avoir de vacances ? Bref, ça fait quoi d’être dans la vie active ? 

Je les vécu pendant 6 mois à Warrington. C’est d’ailleurs là-bas où le blog est né. Et puis je suis rentrée en France en Octobre dernier et j’y suis rester 3 mois. Complètement perdue sans savoir vraiment quoi faire. Je n’avais pas l’impression d’avoir vraiment réalisé ou du moins bien trop vite oublier ce qu’était la vraie vie. Il fallait que je recommence, dans une grande ville, dans un nouveau établissement. 

Je suis donc repartie avec Monsieur sans aucune préparation si ce n’est une réservation en chambre d’hôte de 4 jours. On a réussit à trouver un logement en 3 jours, un boulot en 1 mois. Et depuis on y arrive. Depuis, on réalise vraiment. Le réveil qui sonne pour enchainer de grosses journées. Les journées off qui sont que repos. Tout les tracas du quotidien comme payer le loyer, l’électricité, internet etc. On est content de pouvoir dire qu’à 19 ans on sait ce que sait. 

Le point positif de cette expérience c’est qu’on sait à présent où sont nos limites et où sont nos véritables désirs. 

Et l’université refait surface. Finalement, la vie étudiante est plutôt chouette. 

Je me souviens durant mes 6 mois de droit de tout un tas de trucs qui paraissent dérisoire désormais. Ces moments où on ne fait pas ses TD et qu’on panique dans la salle lorsque le prof ramasse des copies au hasard. Ces moments où on avait des sueurs froides à l’arrivée des partiels. Ces moment où on se plaignait d’avoir une journée chargée. Ces moment où on arrivait pas à s’organiser et qu’au final les sessions de révisions se finissaient devant Youtube. Comme tout cela est dérisoire désormais. Maintenant, j’ai des sueurs froides quand j’oublie de prendre la commande d’un client. J’ai peur d’être virée quand je fais tombée quelque chose par terre. Et pire que tout, je réalise ce qu’est un être humain. Et c'est finalement la chose qui me terrifie le plus de jour en jour. Devoir être au contacte de gens et ne pas savoir de quoi ils vont être capable cette fois-ci. 

La restauration vous fait réaliser tout un tas de truc et vous rencontrez tout un tas de gens plus fascinants les uns des autres. 
Par exemple, saviez-vous que des gens peuvent quitter leur table sans payer leur boissons car « ils ont trop attendus que quelqu’un vienne prendre leur commande » ? Savez-vous que des gens réclament des discount quand leur plat n’était pas « assez chaud » ou pas assez « épicé »  ? Savez-vous que des gens confondent bistrot du coin et Hilton ? Et tout ceci en réalisant que des gens meurent littéralement de faim dans la rue d’en face. 
Je ne vous cacherais pas que ce métier me dégoute au plus haut point.

Bref, je veux retourner à l’université. Je veux retourner à ce moment de la vie d’insouciance totale. Je veux juste faire travailler mon cerveau, plus mes jambes. Je veux me servir moi, plus les autres. Je veux avoir une situation confortable dans ma vie, ne plus galérer. Je veux faire ce que j’aime et m’y mettre à fond. Et 

Comme quoi des fois, un petit coup de pied au cul et le sens des choses reprennent leur juste place :) 




B

4 commentaires:

  1. Coucou,
    Je suis bien contente pour toi, tu as l'air d'être totalement certaine de ton choix ! J'espère que l'Université te plaira.
    Bonne journée :)

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  2. Merci ! Oui, pour une fois je suis de plus en plus confiante ;)
    Bonne soirée :)

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